Le glamour urbain à Bruxelles : Émilie Dupuis et l’art du décalage

Le glamour urbain à Bruxelles ne se définit pas par des codes figés, mais par une capacité à s’approprier la ville pour en faire un sanctuaire d’élégance. Pour mon exposition « Snapshots », j’ai voulu confronter la délicatesse du portrait boudoir à la rigueur du bitume. Cette série, née d’un défi créatif avec Les Bijoux de Marie-France, explore trois facettes de la femme moderne à travers trois ambiances distinctes, portées par Émilie Dupuis, Sophie Pendeville et Sandrine Scourneau.

L’élégance de la rue avec Émilie Dupuis

La notion de glamour urbain prend une dimension nouvelle lorsqu’elle quitte les studios pour s’inviter en plein cœur de la Rue de la Loi. Dans ce décor brut, symbole du pouvoir et du tumulte urbain bruxellois, Émilie Dupuis impose une présence magnétique. Vêtue d’une création dos nu magistrale signée Johanne Riss, elle joue la carte du décalage absolu.

Portrait noir et blanc d'Émilie Dupuis en robe Johanne Riss, extrait du portfolio photographe bruxelles de Michel Gronemberger.
Émilie Dupuis (RTL-TVI) : élégance urbaine en robe Johanne Riss, Rue de la Loi.

D’une main posée sur le métal froid d’un poteau de signalisation, l’autre main le pouce levé vers le flux incessant des voitures, elle détourne les codes de l’autostop pour en faire un geste de haute couture. Cadrée de trois-quarts dos, le noir et blanc vient sculpter la cambrure de sa silhouette, tandis qu’elle toise l’objectif d’un regard assuré. C’est ici que le glamour urbain prend tout son sens : extraire la sensualité d’un environnement chaotique pour la transformer en une œuvre Fine Art. Cette image prouve que la féminité n’a pas besoin de silence pour s’exprimer ; elle peut dominer le fracas de la ville avec une distinction sans faille.

Sophie Pendeville et l’esthétique du « Dark Glamour »

À l’opposé de la lumière crue de la Rue de la Loi, mon exploration de la féminité nous emmène parfois dans les profondeurs d’un « Dark Glamour » aux accents cinématographiques. Si la photo d’Émilie est une conquête de l’espace public, celle de Sophie Pendeville est une immersion dans l’intimité subversive d’une maison de maître bruxelloise. Inspirée des grands films noirs, cette série explore une narration plus trouble et sophistiquée. On y voit Sophie, éblouissante devant un miroir de cheminée, un verre de whisky à la main, trinquant avec une assurance glaciale.

Sophie Pendeville en boudoir chic, soutien-gorge devant un miroir, avec un revolver Colt et un plateau d'argent sur une cheminée.
Un portrait narratif où le luxe et le danger se rencontrent dans l’intimité d’une maison de maître.

Sur le marbre, les symboles s’accumulent : un revolver Colt, des bijoux précieux, une carte Platinum… Autant d’éléments qui racontent une histoire de pouvoir, de luxe et de dérive. Pour un photographe boudoir à Bruxelles, travailler avec une personnalité comme Sophie permet de briser les codes : ici, le portrait devient une performance d’actrice, où la tension dramatique se mêle à l’esthétique du boudoir. Le grain organique du noir et blanc souligne chaque contraste, de la froideur du métal à la douceur de la peau.

La lumière et la complicité de Sandrine Scourneau

Pour refermer ce triptyque de la féminité, il fallait une facette plus lumineuse, presque solaire, illustrant une approche plus classique du boudoir. C’est ce que représente Sandrine Scourneau dans cette collection. Loin du danger suggéré par le « Dark Glamour » ou de l’impertinence urbaine, Sandrine incarne une féminité pétillante et malicieuse, basée sur une confiance mutuelle entre le sujet et l’objectif.

Portrait boudoir chic en noir et blanc d'une femme mûre élégante réalisé par un photographe boudoir à Bruxelles.
L’élégance du portrait boudoir : une célébration de la féminité en noir et blanc.

Sur son portrait, elle nous fixe droit dans l’objectif, un sourire en coin, tenant un boîtier Instax comme pour nous capturer à son tour. Le stylisme, tout en suggestion, joue sur la transparence d’un chemisier blanc et l’éclat d’un sautoir de perles issu de l’atelier de Marie-France. Ici, la photographie boudoir chic retrouve ses lettres de noblesse : il s’agit de magnifier la confiance et l’aisance naturelle. La profondeur de champ très courte isole Sandrine dans une bulle de douceur, prouvant que l’élégance réside souvent dans la simplicité d’un regard partagé et dans la lumière qui sculpte délicatement les formes.

L’instinct sauvage du boudoir urbain

Si ma collaboration avec Émilie Dupuis explore un glamour urbain maîtrisé et sculptural, j’ai souhaité pousser cette démarche encore plus loin dans une autre série de l’exposition Snapshots. En tant que photographe boudoir, j’aime confronter la féminité à l’imprévu de la rue. Découvrez comment une promenade avec des dalmatiens sur une avenue chic de Bruxelles se transforme en une démonstration d’élégance sauvage en lingerie La Perla. Un passage du boudoir traditionnel à une liberté de mouvement absolue.

Photographie de boudoir urbain à Bruxelles : femme en lingerie La Perla et manteau de luxe avec deux dalmatiens.
L’audace du boudoir urbain : élégance La Perla et mouvement au cœur de Bruxelles.

La technicité du Fine Art au service de l’objet d’art

Au-delà de la mise en scène, ce qui unit ces trois visions dans mon travail, c’est l’exigence de la matière. Une séance de glamour urbain ou de boudoir intime ne doit pas s’arrêter au simple fichier numérique stocké sur un disque dur. Pour « Snapshots », chaque image a été pensée dès la prise de vue pour devenir un objet physique de prestige, capable de traverser le temps. J’utilise mon Fujifilm X-Pro 1 pour sa qualité d’image organique, mais la véritable magie opère lors du tirage. Ces portraits d’Émilie, Sophie et Sandrine font l’objet de véritables tirages argentiques développés manuellement dans la plus pure tradition. Pour leur donner une profondeur éternelle, ils sont scellés sous Diasec : la photographie est protégée entre deux plaques de plexiglas, ce qui lui donne une brillance et une profondeur comparables aux écrans de cinéma. Cette finition transforme un simple portrait en une pièce de collection, prête à habiller les murs d’une galerie ou d’un intérieur privé.

Quelle facette de votre féminité souhaitez-vous capturer ?

Que vous soyez attirée par l’audace du glamour urbain d’Émilie Dupuis, la tension narrative de Sophie Pendeville ou la douceur classique de Sandrine Scourneau, mon rôle de photographe est de créer un cadre où vous vous sentez pleinement souveraine. Le boudoir est une expérience d’émancipation, une parenthèse où l’on célèbre son corps et son histoire personnelle. Chaque femme mérite une image qui ne soit pas seulement belle, mais qui raconte sa vérité. Que ce soit au cœur de Bruxelles, dans l’intimité de mon studio ou dans le confort de votre intérieur, je mets mon expertise de la lumière, du cadrage et de la mise en scène au service de votre propre vision de l’élégance. L’important n’est pas de suivre un modèle, mais de sculpter, ensemble, l’image qui vous ressemble.

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