Julie Taton : 30 ans et 10 ans de télévision, le shooting au Studio 202

Julie Taton et moi, c’est avant tout une histoire de complicité qui dure depuis des années. Pour marquer un double cap important — ses 30 ans et ses 10 ans de carrière sur RTL-TVI et TF1 — nous nous sommes retrouvés au Studio 202 à Bruxelles. Pas de lagon lointain cette fois, mais une séance qui nous ressemblait : simple, efficace et surtout très fun. Ce reportage exclusif pour Ciné Télé Revue a été l’occasion de capturer Julie au naturel. Aujourd’hui, je vous propose de replonger dans les coulisses de cette journée où la simplicité était le maître-mot.

Julie Taton assise au sol du studio en pull noir et talons hauts, pour ses 30 ans et 10 ans de télévision.
La maturité et l’élégance : Julie Taton célèbre ses 30 ans au Studio 202 lors d’une séance exclusive pour Ciné Télé Revue.

Une vision claire : Sobriété, féminité et caractère

Pour ses 30 ans, Julie avait une idée bien précise : elle souhaitait réaliser des photos profondément féminines, sobres, mais tout de même sexy. C’est une couverture du magazine Ciné Télé Revue qui ne risquait pas de passer inaperçue. En tant que photographe, j’avais pourtant imaginé l’une ou l’autre mise en scène plus travaillée, mais quand mademoiselle a une idée dans la tête, vous pouvez me croire, c’est difficile de lui faire changer d’avis !

J’ai finalement obtempéré et je dois bien avouer que la Miss Belgique 2003 avait raison. Le résultat de ces prises de vues est en phase totale avec ce que Julie souhaitait dégager à ce moment charnière de sa vie. C’est une femme qui s’assume, loin des artifices. À mon avis, à l’époque, ça a chauffé dans les librairies du royaume tant l’attente était grande pour découvrir ce portrait vérité.

L’intimité du Studio 202 à Bruxelles

Le rendez-vous était pris au Studio 202 à Bruxelles pour une session marathon. Pas de styliste, juste une maquilleuse, un peu de musique pour l’ambiance et quelques coupes de champagne pour fêter l’événement. C’était parti pour 4 heures de shooting intense. Pas besoin de le dire avec Julie : faire des photos, ça roule ! La complicité que nous avons bâtie au fil des ans permet d’aller droit à l’essentiel et de s’amuser entre les prises.

Techniquement, pour les passionnés qui me lisent, j’ai travaillé avec un setup lumière très spécifique pour obtenir ce modelé soigné. J’ai utilisé un vieux Octa d’Elinchrom dans lequel j’ai placé une torche Hensel, le tout relié à un générateur de 3000 joules. Derrière elle, un petit retour permettait de détacher sa silhouette du fond, sans oublier des réflecteurs à sa droite pour déboucher le côté opposé à ma source de lumière principale. Mes réglages boîtier sur mon Canon EOS étaient de 1/60ème à f/8 avec l’objectif Canon 70-200mm USM II, l’outil idéal pour ce type de portrait.

Julie Taton assise au sol en pull noir, visage relevé et regard intense vers l'objectif.
La force du regard : Julie Taton assume sa féminité et sa carrière lors de cette séance anniversaire au Studio 202.

La série : Entre ombre et lumière

La première image de cette série nous montre Julie assise au sol du cyclo. C’est une photo horizontale, de profil, où elle regarde l’objectif avec une intensité rare. Elle porte uniquement un pull noir qui recouvre ses fesses et ses talons hauts. Pour donner de la vie à ce portrait minimaliste, un ventilateur de studio soufflait dans ses cheveux, créant un mouvement naturel.

Sur la prise suivante, Julie conserve la même pose mais relève le visage. Elle « toise » littéralement l’objectif avec cette assurance qui la caractérise. C’est ici que l’on ressent toute la force de l’animatrice qui a conquis les plateaux de TF1 et RTL. La lumière de l’Octa Elinchrom vient sculpter ses traits, soulignant la maturité de ses 30 ans sans rien perdre de sa fraîcheur.

La proximité du cadrage serré

En resserrant le cadre, l’émotion change. Dans ce plan serré où l’on aperçoit le haut de ses genoux et son coude posé, Julie place sa main sur son front. Elle regarde fixement l’objectif avec un léger sourire esquissé. C’est l’image de la sérénité. À f/8, le piqué du 70-200mm est chirurgical : on perçoit la sincérité dans son regard.

C’est cette proximité qui a permis à l’interview de Ciné Télé Revue de résonner si fort. Elle y parlait de sa carrière, de sa vie et de la chirurgie esthétique. Sujet sur lequel elle a été très claire : elle n’y a jamais eu recours. Elle est belle au naturel, et ces photos en sont la preuve irréfutable.

Gros plan de Julie Taton, main sur le front et léger sourire, lors du shooting de ses 30 ans au Studio 202.
Sincérité et naturel : Julie Taton se dévoile avec un léger sourire, sans artifice, sous l’objectif de Michel Gronemberger.

Dynamisme et mouvement au flash

Pour varier les plaisirs et casser la statique du studio, nous sommes passés à des plans debout. En plan américain, Julie s’est mise en mouvement, comme si elle sautait. Sur cette photo verticale, elle regarde vers le bas sur le côté. L’astuce technique ici a été de placer un flash en arrière-plan, partiellement caché, pour créer une légère surexposition dans ses cheveux. Ce « backlight » crée un halo qui donne une dimension dynamique.

Julie Taton debout en pull noir, en mouvement comme si elle sautait, avec un effet de contre-jour dans ses cheveux.
Énergie pure : Julie Taton capture l’instant en plein mouvement, sublimée par un retour de lumière en arrière-plan.

Dans une variante de cette pose, Julie tire son pull vers le bas dans un geste de pudeur malicieux, faisant une petite moue à l’appareil. Le flash arrière, dissimulé juste derrière elle, souligne les contours de sa silhouette. C’est ce genre d’instant « off » et fun qui montre la vraie personnalité de Julie : spontanée et sans tabou.

Julie Taton en pull noir en studio, faisant la moue et regardant sur le côté, avec un effet de halo lumineux.
Spontanéité et caractère : Julie Taton s’amuse avec l’objectif lors de cette séance anniversaire.

La Cover : Le blazer iconique

Nous arrivons ensuite à la photo qui a fait la couverture du magazine. Un plan américain frontal, coupé aux genoux, où Julie porte simplement un blazer noir entrouvert. On devine le début de sa poitrine, mais tout reste dans la suggestion et l’élégance. Je suis exactement dans l’axe, captant son regard sensuel. Cette image est devenue l’emblème de ses 10 ans de télé. Le contraste entre le noir du vêtement et la douceur de la peau traitée par le générateur Hensel donne un résultat très « couture ».

ulie Taton en couverture de Ciné Télé Revue, portant un blazer noir ouvert, regard sensuel.
L’image iconique : La couverture de Ciné Télé Revue célébrant les 30 ans de Julie Taton.

Le final : Miss Belgique 2003

Pour terminer cette séance, Julie nous a fait un beau clin d’œil à son histoire. Elle avait apporté la robe rouge de son élection à Miss Belgique ainsi que sa banderole officielle. Sur cette photo de pied, elle tient l’écharpe en montrant fièrement la date « 2003 » avec un petit sourire.

C’était une manière de boucler la boucle. Dix ans après son sacre, elle portait toujours cette robe avec la même grâce. Ciné Télé Revue a titré : « Pour ses 30 ans, Julie Taton se dévoile. Elle assume tout ! » Et en effet, elle assumait tout, avec ce mélange de professionnalisme et de simplicité qui fait qu’on s’entend si bien.

Julie Taton portant sa robe rouge et son écharpe de Miss Belgique 2003 lors de ses 10 ans de carrière.
Dix ans plus tard : Julie Taton renoue avec ses débuts en portant l’écharpe et la robe de son sacre.

Conclusion : Un héritage photographique

Ce shooting au Studio 202 reste un moment très chouette de ma complicité avec Julie. Il prouve que la photographie de portrait n’a pas besoin de grands décors quand on se connaît bien et qu’on s’amuse. Si l’on est parfois habitués aux cadres paradisiaques, comme lors de notre shooting aux Maldives, travailler en studio permet une tout autre proximité.

Huit ans après, ces photos conservent toute leur puissance. Elles racontent une transition réussie. Si vous appréciez les reportages qui capturent l’âme des personnalités sous les tropiques, je vous invite également à découvrir mon reportage sur Ophélie Fontana et Vincent Langendries à l’île Maurice.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *