DIDDEN & CO, DE GREEF & COSTERMANS COLLABORENT AVEC L’ARTISTE FRANÇAIS JULIEN COLOMBIER

Je suis assez fier de cette photo de l’artiste français Julien Colombier que j’ai réalisé récemment chez Didden & Co rue Blaes à Bruxelles. Une petite idée du soir, toute simple et le lendemain matin on sortait Julien de son lit, en lui disant : Hé fieu, sort de ton plumard ! Mets ce costume et va chez Didden & Co, Michel a une idée, tu as une photo à faire !

Le pauvre, il était rentré au petit matin, il n’avait que quelques heures de sommeil derrière lui, et là, il était devant mon objectif crevé mais tout de même séduit par l’idée de cette photo. Quand j’ai vu ce magnifique tapis noir et blanc, j’ai tout de suite pensé à une photo d’un homme en costume queue-de-pie, figé avec ses outils comme une statue devant son œuvre transformée en tapis haut de gamme. Il fallait donc faire une photo luxueuse, et un tant soit peu artistique.

J’ai découvert l’univers particulier de Julien Colombier grâce à trois grandes Maisons Bruxelloises que sont Didden & Co, le joaillier De Greef et l’antiquaire du Sablon Costermans. Malgré la crise, c’est des entrepreneurs que n’hésitent pas à créer de nouveaux produits, une nouvelle offre et savent faire parler d’eux dans la presse. Avoir des idées c’est bien, les concrétiser c’est mieux !

Photographiquement, je trouve l’image assez réussie, belle et harmonieuse. Elle met en avant l’artiste, le tapis de Didden & Co et les magnifiques broches du joaillier De Greef. Vous allez me dire, et Costermans dans tout ça ? Je vous parlerai dans un prochain post d’une autre photo qui sortira dans la presse dans les jours qui viennent. C’est une photo surréaliste à la belge, ou l’univers de Costermans sera également mit en avant, dans une photo que j’ai baptisée : Alice au Pays de Bruxelles.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur cette belle aventure de ces trois commerçants et de l’artiste Julien Colombier, je vous laisse découvrir le communiqué de presse :

INTRODUCTION

Julien Colombier est un artiste peintre français qui compose à la craie pastel ses tableaux, mélanges féeriques et urbains, plus inspirés par des ambiances que par des images. Dans ses fresques de forêt, Julien Colombier est plus « les yeux qui brillent derrière le buisson » que portrait champêtre quand la météo tourne, plus David Lynch que Lewis Carroll, et ses couleurs flashy sont contrebalancées par des camaïeux atténués. Entre autres collaborations, Julien a conçu un pop-up book pour Chanel, et réalisé le corner de la marque au double C chez Harrods. Il a également travaillé à l’élaboration de motifs textiles pour la marque Paule K. Et cette année, il a signé l’intégralité des dessins du tapis de la Brussels Antiques and Fine Arts Fair, installée à Tour et Taxis du 19 au 27 janvier.

JULIEN COLOMBIER

Peintre autodidacte, Julien Colombier a très vite délaissé l’espace limité de la toile pour envahir celui, vaste et infini, du quotidien comme terrain de jeu. Il crée ainsi des œuvres dont le fond est déterminé par la forme, où la contrainte devient source d’inspiration. Un objet, un fragment, un mur, peuvent être prétexte à dessiner, de façon très spontanée, par associations libres. Parallèlement, et comme une continuité logique de ses recherches, il explore avec bonheur le support textile et obtient son diplôme de designer textile en 2008, après une formation à l’école Supérieure d’art François Conte. Il a exposé depuis 1992 dans de nombreux endroits en France et à l’étranger : galeries, appartements, lieux underground, festivals ou lors de performances.

« Je peins comme un acte d’appropriation de la réalité. Je presse ce monde merveilleux et stupide pour en extraire la poésie et l’absurdité. Je travaille d’après des images mentales et l’urgence de les transcrire, c’est la distorsion qui se produit par le geste de peindre qui m’intéresse. »

Les œuvres de Julien Colombier sont des décors de rêves. L’influence du motif est explicite dans ses œuvres comme les répétitions d’un papier peint. Le geste est une obsession picturale à part entière.

Que ce soit sur des supports de Wallpainting, toiles, ou papier, Julien Colombier utilise ses pastels comme des craies. Le volume n’est pas donné par la perspective mais par la technique du Highlight. Les figures de vagues, de fleurs ou de forêts, tracées de couleurs vives, et les jeux d’ombres, produisent une sensation de suspension temporelle comme dans un conte de fées.

DIDDEN & CO ET COLOMBIER

La collaboration artistique entre le plasticien et Nathalie Didden est née d’une rencontre avec trois grandes familles d’esthètes bruxellois : la famille de joailliers De Greef-Wittman, les antiquaires Costermans-Jaspar et la maison Didden&Co. Lorsque la créatrice de tapis découvre la fresque imaginée par Julien Colombier pour la boutique Costermans au Sablon, elle tombe littéralement amoureuse de son travail. De ce coup de cœur réciproque ils scellent une alliance créative, imaginant, ensemble, un mariage de compétences, comme un concept, autour de l’univers de Julien Colombier : Didden&Co lance une collection capsule de tapis ; Costermans adapte son espace au service de l’exposition ; De Greef dessine un bijou en adéquation avec l’univers onirique et surréaliste de l’artiste.

Immédiatement, Nathalie Didden ressent un coup de cœur pour les motifs “jungle”, “nuages”, pour les assemblages graphiques qui secouent l’art contemporain “déjà vu », et comme elle le fait déjà depuis des années, elle relève encore le défi de pousser plus loin le secteur du tapis, hors des chemins habituels. L’entrepreneuse réinvente la seule notion de tapis, dépasse le prétexte à colorer un objet de décoration usuel, le faisant œuvre d’art duveteuse qui habille et habite les atmosphères intérieures.

De cette belle rencontre créative naît aujourd’hui une collection capsule de tapis luxueux, ludiques et conceptuels, comme l’une des pièces, inventée pour grimper au mur comme une ombre coulée, dévorant l’espace avant d’ouvrir l’imagination. Chaque tapis est découpé dans l’esprit des formes végétales qui l’ont inspiré, avec des accents naturalistes et des influences d’ambiances marines. Illustrations dignes de contes de fée, à l’instantané du moment où ne sait pas trop s’ils finiront bien.

Cinq modèles ont été imaginés, tous hors format classique et créés en huit exemplaires numérotés avec leur certificat, à l’image de l’univers de Julien Colombier : coloré, fantastique, libre. Chaque tapis est une fresque qui se couche sous les peintures vivantes de l’artiste, puis semble s’animer d’une conscience propre, respirer, faire partie de la famille : fixées sur de la pure laine vierge, parfois mêlée de soie selon les modèles, ces peintures seraient presque organiques. Drôles, belles et profondes comme les tapis qui leur servent désormais de support.

La fabrication est exclusivement réalisée selon la méthode artisanale du « tufté main », et adapté à chaque graphique. Les couleurs sont aussi réinventées sur mesure pour respecter les tableaux. Parce qu’ils en tous les deux eu envie, tout simplement, Nathalie Didden et Julien Colombier ont inventé autant de liberté dans la création que dans l’aménagement de l’espace.

DE GREEF ET COLOMBIER

Arnaud Wittmann effeuille l’univers de l’artiste en six bijoux.

Confronter son univers joaillier purement minéral à l’exubérance végétale de Julien Colombier : le créateur-maison De Greef a relevé le défi avec éclat et carats. Fruit de cette artistique rencontre ? Une collection de feuilles ! Six broches très collector dont le chic botanique est soit forgé dans l’or, soit sculpté dans des pierres fines.

Récit de leur création par Arnaud Wittmann : “ Lorsque l’on m’a demandé de travailler sur le projet, j’ai immédiatement compris que l’oeuvre de Julien Colombier m’emporterait vers un autre monde que le mien : onirique, fantasque, organique. Mon inspiration s’est, au contraire, construite autour de l’architecture et de l’art moderne. Les structures aériennes de l’espagnol Calatrava et les fontaines du sculpteur belge Pol Bury me parlent davantage… En analysant les fresques de Julien, deux éléments se sont directement imposés : les couleurs fortes et les éléments naturels. Bleu, vert, rouge : sa palette de prédilection a toujours fait partie de mon travail de joaillier. En revanche, la profusion végétale envahissant ses immenses tableaux se situe très loin de mon imaginaire ! J’y ai cueilli un détail qui m’a intéressé : les feuilles de ‘monstera’. En les isolants de leur contexte, ces feuilles, belles et sobres, sont devenues de plus en plus présentes. Il y a en elles une esthétique tellement pure que je n’ai pas voulu les transformer, ni même les styliser. Mon souhait était de recréer, en trois dimensions, leur grâce naturelle, leur puissant souffle de vie. Les feuilles de monstera sont, ainsi, devenues six broches. Six pièces uniques à porter de préférence en duo : or rose, or blanc, onyx, calcédoine bleue, nacre grise et or blanc nervuré d’un dégradé de saphirs bleus. Trouver les nuances exactes des pierres qui s’identifient le mieux au travail de Julien Colombier n’a pas été simple ! La collection, exposée dans une vitrine accueillant aussi des morceaux choisis de son oeuvre, signe une collaboration inédite entre deux acteurs de l’art et de l’artisanat. Deux univers pas si éloignés ! L’art, c’est aussi de l’artisanat et de la technique. La différence entre un artiste et un artisan réside, essentiellement, dans la notion de style et la volonté de créer sa propre identité”.

COSTERMANS ET COLOMBIER

La plus ancienne famille d’antiquaire Costermans, dont les héritiers sont Arnaud et Valérie Jaspar-Costermans, est présente depuis 1839 au Sablon à Bruxelles. La spécialité de la maison est la décoration et le mobilier du 18ème siècle et celle-ci n’hésite pas à mélanger les styles et les époques et à chahuter les harmonies envers et contre tous clichés. Afin de rester au goût du jour et de redonner un souffle d’air frais, le duo a fait appel à Gérard Watelet qui est à la fois décorateur, couturier et designer ainsi qu’à Julien Colombier. Les 200 m² du magasin ont été complètement réaménagés en quelques semaines et on le devine aisément, le résultat est on ne peut plus surprenant. Julien Colombier a eu pour tâche de couvrir une pièce entière de fresque en trompe l’oeil. Une audace décorative qui n’a pas fini de nous étonner.

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